«  toute apparition induit une disparition «

Sur un poème d’Antoine Pol

Les Passantes

… A toutes les femmes qu’on aime
Pendant quelques instants secrets.
A celles qu’on connaît à peine,
Qu’un destin différent entraîne
Et qu’on ne retrouve jamais.

A celle qu’on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui , preste, s’évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu’on en demeure épanoui…
Des personnages posent ( ou passent ) devant une fenêtre qui fait cadre, dans la tradition du portrait classique.
Ces images féminines, banalisées et fragilisées par la surproduction médiatique se trouvent ainsi hissées au rang d’Icônes provisoires. La question du choix se pose : comment une image, parmi tous ces stéréotypes, nous touche t-elle plus qu’une autre pour atteindre notre inconscient et se fixer dans la mémoire ?